lundi, 29 août 2016
Élevage de lapins décimé par une maladie rare à Mont-Joli
Une petite exploitation agricole de Mont-Joli appartenant à Geneviève Thibault et Régis Campion, dans le Bas-Saint-Laurent, veillait sans histoire à son élevage de lapins jusqu’à ce que la maladie frappe il y a quelques semaines. Il s’agit d’une pathologie extrêmement rare nommée maladie hémorragique virale du lapin, nous apprenait l’Agence QMI le 23 août dernier.

Lapins. Source image wikipedia
La maladie mortelle et contagieuse chez les lapins fut identifiée pour la première fois en Chine en 1984. Même si elle est rare, elle a pu se propager sur toute la planète grâce à l’exportation de lapins. L’élevage de Mont-Joli a acheté le 1er août 2016 des lapins pour porter son cheptel à 22 individus. Puis, dans les deux jours suivants, sept lapins sont morts et les autres étaient malades. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) s’est rendue sur place à leur demande pour tenter de comprendre ce qui se passait.
Dans un premier temps, deux lapins ont été euthanasiés pour autopsie. Trois autres spécimens sont vivants mais sous haute surveillance : «Ils venaient pour euthanasier les cinq, mais je n’ai pas voulu pour trois d’entre-deux, a expliqué la propriétaire Geneviève Thibault. J’ai tenu mon bout en disant que j’ai tout désinfecté. Quand j’ai rentré ces trois lapins, je savais que la maladie était là et on les a vraiment isolés. Ils ont décidé de prendre des prises de sang pour voir s’ils étaient porteurs de la maladie. Je devrais avoir les résultats sous peu.» L’ACIA poursuit ses recherches afin de savoir d’où vient la contamination. Les propriétaires ont bien fait de contacter l’ACIA car c’est une maladie à déclaration obligatoire, sans traitement curatif efficace connu. Dans le préventif toutefois, une vaccination semestrielle peut être proposée. La maladie n’est pas transmissible à d’autres animaux ou à l’humain.
L’ACIA de son côté investigue auprès de petits élevages de lapins du Bas-Saint-Laurent afin de s’assurer que la maladie ne se répande pas d’avantage.
Par Ricardo Codina