mercredi, 10 avril 2019

Compensation financière pour les propriétaires de chevaux de calèche à Montréal

Par Ricardo Codina

La Ville de Montréal offrira à partir du premier mai une compensation financière d'un millier de dollars aux propriétaires de chevaux de calèche car ces derniers devront cesser leurs activités d'ici la fin de la présente année apprenait-on dans l'édition de La Presse d'aujourd'hui.

L'objectif de cette compensation est d'éviter aux chevaux d'être menés à l'abattoir dès la fin des activités de calèche. Cette cessation d'activité prévue pour le 1er janvier 2020 a été adoptée par règlement par le conseil municipal de Montréal en août 2018.

C'est donc une transition bienvenue qui est offerte aux 47 propriétaires de chevaux de calèche. Ainsi, un propriétaire qui se départira de son cheval va recevoir 1000$. Le cheval sera pris en charge par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) puis placé dans un refuge ou une famille adoptive. À cet égard, l'Association québécoise de protection des chevaux (Galahad) est impliquée. «Nous sommes heureux de collaborer avec la Ville de Montréal afin de protéger ces chevaux, mais également de leur trouver une nouvelle famille en vue d'une retraite paisible», a expliqué la directrice de la SPCA, Sophie Gaillard, à la journaliste de La Presse.

Une enveloppe de 30 000$ est prévue pour replacer une trentaine de chevaux mais la somme pourrait être bonifiée si les propriétaires demandent compensation pour les cinquante chevaux actuellement en service d'ici deux ans.

Les cochers ne sont pas en reste et pourront participer à une rencontre d'information à laquelle des représentants d'Emploi Québec et du gouvernement fédéral seront présents afin de les aider à réintégrer le marché du travail.

Rappelons que durant l'été 2016 un accident entre une automobile et une calèche avait créé une commotion suffisante pour inciter l'administration municipale de l'époque à imposer un moratoire avant de tenter de la relancer avec un montant d'un demi million de dollars. L’administration Plante a par la suite décidé de démanteler cette activité à Montréal.