Site Map Site Map
images/boiteRubSec10 NOS PARTENAIRES
 
 
images/boiteRubSec10 LES NOUVELLES
 
18 mai 15
Étiquetage des vian­des : l'OMC don­ne rai­son au Canada
détails...
 
 
14 mai 15
Chevaux en ca­va­le sur l'au­to­rou­te 10
détails...
 
 
13 mai 15
France : la fi­liè­re bo­vi­ne en cri­se
détails...
 
images/boiteRubSec10 COMMUNIQUÉS
 
25 mai 15
Négociations du Partenariat Transpacifique (PTP) - Front com­mun de la fi­liè­re a­groa­li­men­tai­re qué­bé­coi­se
détails...
 
 
13 mai 15
Les eng­rais­seurs de bo­vins ca­na­diens ap­puient for­te­ment la stra­té­gie am­bi­tieu­se de né­go­cia­tions de li­bre é­chan­ge du PTP du gou­ver­ne­ment fé­dé­ral
détails...
 
 
12 mai 15
L'AQINAC dé­cer­ne le Prix de l'ex­cel­len­ce ent­re­pre­neu­ria­le 2015 à M. Jacques Leclerc, pré­si­dent de Nutreco Canada inc.
détails...
 
images/boiteRubSec10 ÉVÈNEMENTS
 
11-14 juin 15
EXPOSITION D'ORMSTOWN
Détails...
 

Nouvelles

L’augmentation du prix des céréales provoque des difficultés en Algérie et en France

Québec, vendredi 17 août 2012 - Source AMVPQ d'a­près un ar­ti­cle du Quotidien d'Oran et un ar­ti­cle d'Ouest-France

Vous n’êtes pas sans savoir que la sécheresse qui sévit aux États-Unis, dans certaines parties du Canada et du Québec provoquent déjà des fluctuations de prix sur le maïs, le blé, le soja etc. Même si on ne prévoit pas de pénurie alimentaire mondiale, notamment à cause de l’excellente performance en production de riz et, dans certains pays, de blé, il n’en demeure pas moins que le prix des céréales va monter.

Cela veut dire que les rations pour les animaux vont grimper et le prix de la viande, au final, devrait augmenter pour les consommateurs. Aux États-Unis, on prévoit déjà le coup en achetant de grande quantités de porcs et de poulet que le gouvernement va congeler pour redistribuer aux plus pauvres lorsque les prix seront trop élevés pour que ces derniers puissent se nourrir. (Lire : http://www.amvpq.org/index.cfm?p=news&id=363 )

Nous ne sommes pas les seuls à souffrir de cette augmentation. Deux exemples : le poulet en Algérie et le porc en France.

Le Quotidien d’Oran, en Algérie rapporte une hausse des prix des viandes blanches qui devrait se poursuivre un certain temps faute de réorganisation dans la filière avicole du pays. Rachid Benaïsa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a déclaré au Quotidien d’Oran : «L'envolée des prix des aliments de la volaille sur le marché international, plus spécialement le maïs et le soja, a de beaux jours devant elle. Cette flambée des prix peut se prolonger jusqu'au printemps 2013». Les producteurs de leurs côtés estiment que cette hausse va perdurer plusieurs années. Devant ces craintes, Rachid Benaïssa a décidé de convoquer une réunion de concertation du comité interprofessionnel de la filière avicole cette semaine. L’objectif est de trouver des mesures d’aide et de soutien, sans faire de l’assistanat. Le gouvernement souhaite du même coup, restructurer et encadrer la filière. On souhaite créer des groupements d’intérêt commun : producteurs, importateurs, transformateurs, chefs d’abattoir, vendeurs etc. Créer des forces de groupes et contrer les spéculateurs et intrus. La filière avicole algérienne c’est 35 000 producteurs avec un chiffre d’affaires annuels de 1,5 milliard de dollars et des emplois pour 300 000 personnes. Pour contrer la montée du prix du maïs et du soja, ils sollicitent l’état algérien de suspendre, pour toute la filière, la TVA et de l’aide financière pour moderniser bâtiments et équipements pour être plus compétitifs. Le ministre n’est pas contre mais leur a dit que «Si on vous accorde de tels avantages, est-ce que vous allez soulager le consommateur? En 2009, on a supprimé la TVA, mais deux mois après, on a été surpris par une flambée des prix de la volaille» leur a-t-il fait remarquer.

De l’autre côté de la Méditerranée, en France plus précisément, des éleveurs de porcs se disent asphyxiés par la flambée du prix des céréales. Cela met les producteurs de l’Hexagone en difficultés. Le quatrième groupement français, Porc Armor Évolution, qui compte 700 producteurs estime ses membres asphyxiés financièrement car il leur manque en moyenne 2000 euros par mois pour arriver, peut-on apprendre dans un article de Ouest-France aujourd’hui. Michel Bellaird, président de Porc Armor Évolution a déclaré à Ouest-France : « Le consommateur doit savoir que les distributeurs opèrent à titre d’exemple une marge brute de 45 % sur une tranche de jambon quand les éleveurs produisent à perte ». Parmi les pistes de solutions, un étiquetage systématique «Viande de Porc Française» pour inciter le consommateur à acheter un produit français même si un peu plus cher car on estime qu’il est gage de qualité, un engagement plus fort des banques auprès des éleveurs ainsi qu’une réorientation d’une partie des aides de la Politique agricole commune qui irait aux éleveurs de porcs.

 

Ricardo Codina

Imprimer cette nouvelle

Envoyer cette page à un ami

Partager :